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Et cette nouvelle tempête n’a rien à envier à celles du Sud puisque le skipper d’AKENA Vérandas a enfilé la combinaison sèche qui n’avait jusque là servi qu’à deux occasions : dans le Golfe de Gascogne quelques jours après le départ et dans le Pacifique Sud lorsque son fleet avait été arraché. Heureusement, ce coup de baston n’a pas été aussi dur avec le matériel et il semble que le plus fort soit maintenant derrière lui. D’ici deux jours, Arnaud affinera sa trajectoire pour attaquer au mieux l’anticyclone des Açores.
Interview d’Arnaud Boissières : « Je me suis fait beaucoup secouer cette nuit. C’est un temps à grains avec des rafales à 40 nœuds. Je suis avec trois ris et trinquette, chahuté par une houle par le travers. Ça devrait mollir ce soir ou demain et adonner. Cette nuit, j’ai sorti la combinaison sèche, c’est seulement la troisième fois que je l’utilise depuis le début du Vendée Globe, c’est dire ! Ce sont des conditions qui ne sont pas terribles pour le bateau mais ça ne devrait pas durer. Comme je n’ai plus de fleet, je n’ai pas une bonne vision météo et mes cartes ne sont pas très précises, pour tout dire, je ne m’attendais pas à avoir autant de vent. C’est un peu frustrant car, après 90 jours de mer, j’aimerais pouvoir me projeter dans une dizaine de jours mais je ne peux pas. En terme sportif ce serait gênant si j’avais un bateau à 50 milles derrière mais ce n’est pas le cas. Ce soir, je vais me faire un bon repas pour fêter l’arrivée d’Armel. Il me reste pas mal de nourriture et il faut que je me remplume. J’avais grossi après le Horn mais j’ai perdu du poids. Il faut aussi que je me force à m’hydrater car je ne bois pas assez et j’avais un peu mal aux reins ce matin. »
Classement à 16h00 : 1. Michel Desjoyeaux (FONCIA) arrivé le 1er février à 16h11 2. Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 170 milles de l’arrivée 3. Sam Davies (Roxy) à 1698 milles de l’arrivée ... 7. Arnaud Boissières (AKENA Vérandas) à 2747 milles de l’arrivée
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