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Le skipper d’AKENA Vérandas était parti mardi 2 août en direction d’Horta aux Açores pour réviser ses gammes au large avec Gérald Véniard - son co-skipper sur la Transat Jacques Vabre. Le tandem avait enchainé les manœuvres et passé pas moins de 6 jours en mer avant de rejoindre le port d’Horta, lundi 8 août. Accueillis comme des rois par les habitants de l’île de Faial, les deux compères avaient profité de trois petits jours d’escale pour découvrir les charmes de l’île aux Hortensias. Mercredi 10 août à 15H50 TU, Arnaud reprenait la barre de son 60’ pour faire le trajet retour en solitaire. Cette décision motivée par la perspective du prochain Vendée Globe était également pour lui l’occasion d’établir un temps de référence entre Horta et Les Sables d’Olonne. Arrivé hier, lundi 15 août à 12h51 TU, le skipper d’AKENA Vérandas aura mis 4 jours, 21 heures, 1 minute pour rallier la capitale Vendéenne de la voile et aura parcouru près de 3000 milles. Il gardera un très bon souvenir de cet entraînement au large en double comme en solitaire. La suite du programme est bien évidemment orchestrée en fonction de la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné au Havre dans 75 jours. Après quelques jours de repos bien mérités, Cali et Gérald mettront à bord les voiles de compétition, sortiront le 60’ de l’eau pour une petite révision de chantier avant de commencer début septembre les entraînements à Port-La-Forêt. Auparavant, le duo sera demain aux Sables d’Olonne pour assister à l’arrivée de la Solitaire du Figaro. Interview d’Arnaud Boissières : « C’était très intéressant de faire cette navigation. Au total entre l’aller en double et le retour en solo, j’ai fait 3000 milles l’équivalent de la Route du Rhum. Tout marche bien à bord et la bateau est intact, prêt à repartir. C’est une bonne chose. Ca prouve qu’on arrive à un moment où tout se met en place. Je garderai un bon souvenir de notre escapade aux Acores tant au niveau de notre entraînement pour la Transat Jacques Vabre que pour la complicité entre Gérald et moi et notre confiance mutuelle. Les conditions étaient parfaitement appropriées pour ce que nous voulions faire. Avec Gérald nous avons tenu à bord un petit carnet et avons fait une job-list de ce qu’il nous restait à faire. On va s’y atteler prochainement. Nous avons fait un planning. Le départ d’Horta était super. Je suis parti sous spi suivi par 5ou 6 zodiacs. J’ai fait une série d’empannages pour éviter les dévents des îles puis route vers le Nord pour trouver une dépression. Au plus fort, j’ai eu 32 à 33 nœuds de vent, c’était dimanche, la veille de mon arrivée aux Sables. J’ai eu un front et je me suis retrouvé à faire du près et des manœuvres. Sportivement c’est mieux de faire une course mais au final nous avons beaucoup navigué c’est l’essentiel. »
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