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Depuis une dizaine de jours, le skipper d’AKENA Vérandas surveille la situation avec attention mais il n’est pas seul pour cette mission délicate puisqu’il a demandé l’expertise d’un spécialiste : Gérald Véniard. Le figariste, qui a prouvé sa connaissance du terrain de jeu en prenant la deuxième place de la transat AG2R il y a quelques mois, est arrivé hier à Saint Malo pour partager ses analyses avec le skipper d’AKENA Vérandas. Pour mémoire, le routage est interdit en IMOCA et les deux hommes n’auront donc plus rien à se dire à partir de demain. Première information, d’importance pour les spectateurs, il est fort probable que le temps soit au grand beau pour le départ demain. Chez les concurrents, on s’intéresse moins à l’état du ciel qu’au vent annoncé et là aussi, les nouvelles sont plutôt bonnes puisque c’est dans un vent portant, d’une dizaine de nœuds qu’ils s’élanceront vers la première marque de parcours, au Cap Fréhel. Autrement dit, c’est sur une mer plate et avec du vent dans le dos que les 85 engagés vont partir, une situation qui limite sérieusement les risques de collisions ou d’avaries. La première nuit pourrait être plus problématique puisque du vent fort (30 – 35 nœuds) de Nord Ouest est attendu avec une mer formée. Passé ce rendez-vous avec la brise arrivera l’heure du premier choix d’importance. C’est en effet à la hauteur d’Ouessant qu’Arnaud devra décider s’il passe au dessus, ou en dessous de l’anticyclone de Saint Hélène. Passer dessous, et donc plonger en route directe vers les côtes ibériques, lui permettrait de toucher les alizés rapidement mais il n’est pas certain que le ventilo de l’Atlantique tourne à plein régime. Au Nord, la trajectoire sera moins lisse puisqu’il s’agira de rebondir au mieux sur les dépressions en cherchant à gagner progressivement vers le Sud. Même s’il est très tôt pour parler d’une date d’arrivée, il est probable que le premier IMOCA atteigne la Guadeloupe autour du 11 novembre. Interview d’Arnaud Boissières : « Il y a deux grands scénarios possibles entre une route nord et une route sud et il est probable que la flotte se divise complètement. En un mot, ce sera capuche ou crème solaire ! Pour préparer la course, je travaille avec Gérald (Véniard, ndlr) depuis une dizaine de jours. Il connaît le bateau, il me connaît, il connaît toute l’équipe et notre état d’esprit. Nous avons préparé un certain nombre de stratégies pour qu’il y ait le moins de gamberge une fois que la course sera partie. » Interview de Gérald Véniard : « Le départ se fera dans un vent de Sud Est qui va tourner assez vite en forcissant. La nuit prochaine sera musclée avec des vents pouvant atteindre les 35 nœuds. Pour la suite, nous avons prévu plusieurs scénarios entre lesquels Arnaud pourra choisir demain soir quand il disposera d’informations plus fiables. La décision de partir vers le Nord ou vers le Sud devra être prise à Ouessant et la flotte peut se séparer en deux. Certains peuvent tenter de passer sous l’anticyclone pour attraper les alizés au plus vite mais il n’est pas certains qu’ils soient très forts. L’autre option est de passer au Nord où la route est plus courte mais aussi plus compliquée car il faut jouer avec les dépressions. »
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