C’est une première depuis le départ des Sables d’Olonne, Arnaud a pu joindre ce matin son équipe grâce à … son téléphone portable.
Le skipper d’AKENA Vérandas est en effet passé assez près de l’archipel brésilien de Fernando de Noronha pour capter les relais téléphoniques locaux et converser sans passer par le téléphone satellitaire. Ce bref « retour à la civilisation » n’a duré que quelques heures. Le temps pour Arnaud d’écouter ses messages avant de se replonger dans la météo complexe et hasardeuse du Pot Au Noir. Cette « roulette russe météorologique » a couté cher à la Britannique Dee Cafari qui a perdu une centaine de milles mais l’Arcachonais ne s’emballe pas. Selon ses analyses, la zone de convergence intertropicale paraît moins virulente mais il attend d’atteindre l’hémisphère nord pour tirer le bilan. Autre bonne nouvelle à bord d’AKENA Vérandas, le marin a été d’une étonnante sobriété en gazole ces derniers jours. Exploitant au maximum les énergies renouvelables tout en limitant ses consommations, il n’a eu besoin de faire tourner son diesel que quelques heures sur les trois derniers jours. Cette prudence lui permet de tenir à l’écart le spectre de la panne sèche et de commencer à songer à son arrivée aux Sables d’Olonne, sans doute entre le 15 et le 20 février. Si tout se passe bien, il devrait être le septième à franchir la ligne puisque Roland Jourdain a annoncé ce matin qu’il renonçait à poursuivre sa course à la suite de son avarie de quille. Interview d’Arnaud Boissières : Je suis très proche de Fernando de Norhonha, à une dizaine de milles par le travers. C’est la première fois que je passe à l’est de ces îles. J’ai été ralenti cette nuit et ce matin, c’est reparti. Le ciel est chargé depuis hier, c’est le signe que je suis dans le Pot Au Noir. Je n’ai pas encore subi les grains mais j’ai de la pétole parfois et ça repart ensuite. Ce n’est pas facile à voir arriver. J’ai récupéré des fichiers récents et il semble moins virulent pour moi que ce qu’a connu Dee Cafari. J’ai réduit mon retard mais elle est sortie du Pot Au Noir alors que je vais y rentrer. Je peux en être sorti demain matin ou y rester coincé trois jours. Il suffit d’un nuage pour se faire arrêter. Je suis content car je n’ai pas allumé le moteur pendant trois jours. Mon fonctionnement à l’économie est plutôt profitable. L’objectif est d’avoir encore assez de gazole pour l’hémisphère nord. Classement à 16h00 : 1. Michel Desjoyeaux (FONCIA) arrivé le 1er février à 16h11 2. Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1375 milles 3. Sam Davies (Roxy) à 2372 milles … 7. Arnaud Boissières (AKENA Vérandas) à 3446 milles