Au départ du Havre hier, Arnaud Boissière ne cachait pas qu’aidé des conseils du routeur d’Akena Verandas, Jean-Yves Bernot, « il y aurait quelque chose à tenter d’ici la Pointe de Bretagne ».
Rien d’une annonce en l’air : dans les petits airs, Arnaud et son co-équipier Jean-Philippe Chomette ont fait une route plus ouest que l’ensemble de la flotte pour contourner le Cotentin et amorcer la descente de la Manche vers la pointe Bretagne. Une option partagée avec Brit Air qui leur a permis de pointer à la 4ème place dès midi. Sur leur « vieux » monocoque (Akena Verandas est « né » en 1998), les deux nouveaux du circuit n’ont pas ménagé leurs efforts pour tirer le meilleur d’un plan Finot/Conq réputé excellent au portant. Au prix de 24 heures sans sommeil, les deux hommes dament ce soir le pion à la plupart des nouveaux coursiers de la classe IMOCA puisqu’à l’approche d’Ouessant, ils se classent 2ème à 0,6 milles derrière Foncia skippé par Michel Desjoyeaux ! On conviendra qu’il y a pire « ouvreur ». Bien sûr la flotte des monocoques est regroupée – 1 milles sépare les 7 premiers – mais incontestablement Arnaud et Jean-Philippe sont dans le coup. Et conviés pour le moment à une fête où peu de monde les attendait.
Mail d’Arnaud envoyé à son PC Presse à 17 heures
"Bonjour Après un départ plutôt laborieux, nous avons attaqué la nuit accompagné de Maisonneuve, Roxy et Aviva. Au niveau du Cotentin, une partie de la flotte est descendue dans le raz Blanchard. Avec Artemis, on a voulu éviter les dévents de iles Anglo-normandes et nous avons fait route ouest-nord ouest avec le vent faiblissant. Dans la nuit on a changé de voile et mis le spi (que nous avons toujours). Au petit matin à vue avec Artemis, on empanné pour faire une route plus sud et croiser le reste de la flotte. C’était plutôt pas mal. Toute la journée on a enchainé des empannages avec Foncia, Safran et Artémis pour descendre sud tout en évitant le vent faible dans l’est. Nous sommes justes devant Brit air. Akena se comporte super bien. JP (Jean-Philippe Chomette, ndr) a passé beaucoup de temps à la barre et nous n’avons pas dormi. Le vent commence à s’établir... ça sent la sieste. Arnaud"