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Ces derniers jours, tous les marins en course ont du reporter leurs arrivées à commencer par Samantha Davies et Marc Guillemot. Annoncés aux Sables d’Olonne pour demain dans la journée, ils ont tout deux revus leurs ambitions à la baisse à cause de l’anticyclone qui ne fait que s’étendre. Seulement à 800 milles de l’arrivée, Sam, la plus optimiste ne s’imagine pas dans le port vendéen avant vendredi prochain. Pour le skipper de Safran, le problème est de toute autre ampleur puisque privé de sa quille, il a pour premier objectif de parvenir aux Sables d’Olonne. Il estime ensuite « réaliste » d’arriver au début de la semaine prochaine. Arnaud, pour qui la ligne est encore à plus de 2000 milles, est bien en peine de donner un rendez-vous crédible à ses supporters, surtout depuis le fichier de prévisions à sept jours qu’il a consulté aujourd’hui. Au programme : une bonne semaine de vent faible, sans doute moins de 10 nœuds et même si Eole prend de la vigueur en début de semaine prochaine, ce n’est que pour tourner et contraindre AKENA Vérandas à évoluer au près. Bref, même si le pire n’est jamais certain, la probabilité de voir le monocoque noir dans son port d’attache avant le 21 février a pris un petit coup dans l’aile et il serait plus sage de l’attendre vers le 23. Bonne nouvelle cependant, Arnaud a su gérer son carburant de manière parcimonieuse. Selon ses estimations, la panne sèche n’est plus à l’ordre du jour. Il explique comment il a réussi à économiser la moindre goutte du précieux liquide depuis plus d’un mois.
Interview d’Arnaud Boissières : « En ce moment, pour économiser le gazole, c’est assez simple : tout est éteint à part le pilote. J’allume l’ordinateur trois fois par jour au moment des classements et je me passe de celui édité la nuit car l’éolienne tourne mais ne produit pas suffisamment d’électricité. C’est moins gênant que pendant la descente de ne plus avoir de classements car je n’ai personne à surveiller en particulier. Il faut mieux que ça arrive maintenant. Je pense que j’aurais assez de carburant pour terminer mais je souhaite qu’il m’en reste pour le Golfe de Gascogne afin de pouvoir ballaster. Parfois quand il n’y a pas de vent, je choisi de garder mes ballasts remplis en attendant que le vent rentre à nouveau. La nuit, je conserve mes feux de mat et l’AIS, qui consomme très peu, est constamment allumé. Hier, un cargo était à 9 milles et c’est grâce à ce système qu’il m’a repéré. J’ai également arrêté de regarder des films depuis longtemps et mon seul loisir est d’écouter de la musique grâce au casque, et je ne le fais que lorsqu’il y a du soleil car l’Ipod est branché sur l’allume cigare. J’économise également en prenant peu de fichiers météo. Ce n’est pas gênant en ce moment sur le plan sportif car il n’y a qu’une chose à faire, c’est gagner dans le Nord. Ce n’est pas un drame mais c’est frustrant d’avoir tant de matériel à bord et de ne pas pouvoir m’en servir. » ETA : Estimated Time of Arrival (Heure estimée d’arrivée)
Classement de 16h00 : 1. Michel Desjoyeaux (FONCIA) arrivé le 1er février à 16h11 2. Armel Le Cléac’h (Brit Air) arrivé le 7 février à 9h41 3. Sam Davies (Roxy) à 715 milles de l’arrivée ... 7. Arnaud Boissières (AKENA Vérandas) à 2111 milles de l’arrivée
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