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Que représente la Route du Rhum pour toi ? Depuis la première édition qui s’était terminée par le duel entre Mike Birch et Michel Malinovsky, je considère la Route du Rhum comme une course mythique et même si je ne l’ai pas courue, je l’ai vécue de très près lorsque je suis allé chercher Aquitaine Innovation, le bateau d’Yves Parlier en Guadeloupe.
Après le Vendée Globe, c’est la plus belle course et c’est évidemment la plus belle transat en solitaire. En plus, elle n’est organisée que tous les quatre ans, comme le Vendée Globe, c’est ce qui la rend exceptionnelle. C’est d’ailleurs pour ça que je ne l’ai jamais faite ! C’est quelque chose d’énorme et, pour moi, tous les ingrédients sont réunis. J’ai un bon bateau, un bon sponsor, une bonne équipe. Comment te situes-tu par rapport à tes concurrents ? Je sais que chaque place va être dure car c’est sans doute dans la classe IMOCA que le niveau est le plus élevé. Certains ont plus la pression que moi car je sais que le bateau va vite et est très polyvalent. Maintenant, c’est à moi de bien me servir de tout ça. Il faut aller au bon endroit au bon moment mais le bateau est fiable et abouti. Je ne vais pas 10 nœuds plus vite que mes concurrents mais je sais que je suis dans la bonne moyenne. On sait qu’on sera la plus petite écurie au départ de cette course mais ce n’est pas pour autant que l’on a des complexes. C’est un projet à échelle humaine mais qui a un vrai enjeu sportif.
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