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Selon Sylvain Mondon, l’analyste de Météo France, elle pourrait souffler à plus de 80 nœuds et lever des creux de 8 à 10 mètres, c'est-à-dire qu’elle serait d’une violence comparable à celle qui avait traversé la France en décembre 1999. Ce serait alors la plus grosse tempête de cette édition qui tombe sur Arnaud et ses proches concurrents et l’une des plus grosses du Vendée Globe toutes éditions confondues. Déjà échaudé par les 60 nœuds rencontrés en début de semaine, Arnaud n’a de cesse depuis 24 heures de chercher la solution la plus sage pour affronter ce monstre. Car même si ses propres prévisions sont moins alarmistes - il ne voit « que » 60 nœuds de Sud Ouest – le skipper d’AKENA Vérandas a pris toutes les précautions. Il a dressé une liste précise des zones où s’abriter en cas de besoin et tracé la route idéale même si la seule « astuce » est d’aller aussi vite que possible pour éviter le gros de la dépression. Le skipper est également en contact permanent avec Dee Cafari et Brian Thompson afin d’échanger le maximum d’informations sur l’évolution météo. Prudent, l’Arcachonnais a réalisé un check complet de son 60 pieds et placé le nécessaire de survie à portée de main, au cas où. Joint par téléphone vers midi, il avait la voix posée de l’homme prêt et ne ratait pas une miette du spectacle offert par la terre de feu et ses montagnes enneigées. Seule concession faite à la tempête, Arnaud a décidé d’attendre qu’elle soit derrière lui pour ouvrir l’ultime bouteille de vin embarquée. Elle était à l’origine destinée au passage du Cap Horn. Interview d’Arnaud Boissières : Ce passage du Cap Horn prend une dimension particulière. Il y a deux jours, c’était assez chaud avec des vents à 60 nœuds et on se prépare à une nouvelle tempête très forte. C’est énorme d’être ici après deux mois de mer, dont un dans le sud. Tout à l’heure, j’ai vu la Terre de Feu, c’était incroyable. Il faisait gris et le ciel s’est dégagé, laissant apparaître les montagnes enneigées. C’est un endroit mythique à la fois émouvant et énorme. C’est un très bon moment en mer dans des circonstances particulières. Je vais bientôt prendre la carte de l’Atlantique. Même si les conditions s’annoncent difficiles dès la nuit prochaine, j’apprécie d’être ici. Du coup, je vais attendre l’accalmie pour ouvrir la bouteille de rouge que j’avais réservée pour le Cap Horn. Ensuite, j’aurais un flux d’Ouest à Sud Ouest soutenu qui va me propulser vers le Nord. Ce sera la récompense. J’ai fait un check complet du bateau et j’ai mis la combinaison de survie ainsi que le bidon de survie près de la cellule de vie. Tout est bien calé à l’intérieur et j’ai équilibré les poids. J’ai aussi essayé de bien dormir avec plusieurs siestes de 1h30 dans la nuit et je me suis bien nourri afin de faire le plein de calories. Classement de 16 heures 1 Michel Desjoyeaux Foncia à 4404 milles de l’arrivée 2 Roland Jourdain Veolia Environnement à 285 milles du leader 3 Armel Le Cléac’h Brit Air à 693 milles du leader ... 6 Brian Thompson Bahrain Team Pindar à 2482 milles 7 Arnaud Boissières Akena Vérandas à 2668 milles 8 Dee Caffari Aviva à 279 milles Plus d’infos : http://www.akenaverandas.com/voile/index.html
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