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Malgré ces minuscules 50 m² déployés – à peine 10 % de la surface disponible - le monocoque vendéen a continué d’enchaîner les surfs, parfois à près de 20 nœuds dans une mer croisée comme l’Océan Indien a le secret et un vent frôlant les 50 nœuds. Le skipper avouait dans un mail « avoir du mal à trouver la carbu » dans ces conditions exceptionnelles et ce constat prouve une chose : même par 47° Sud, en pleine tempête et après 38 jours de mer, le skipper d’AKENA Vérandas s’accroche au moindre mille. Cet acharnement a été récompensé puisque Dee Cafari a signalé cette nuit une avarie sur sa grand voile, on n’en connait pas encore la gravité, et a été contrainte de se dérouter, permettant à AKENA Vérandas de revenir à une vingtaine de milles. Autre enseignement de ces derniers jours, plus concrèt : les trois places gagnées au classement général suite aux abandons de Mike Golding, Bernard Stamm et un peu plus tôt de Dominique Wavre qui permettent à Arnaud et à son bateau de 10 ans d’atteindre l’honorable 13ème place de ce Vendée Globe. Et même si ces gains sont dus à des abandons, il n’y a aucune raison d’en rougir. Nul ne peut se réjouir de l’élimination d’un concurrent mais force est de constater qu’il s’agit d’une des « règles » fondamentales d’une course qui n’autorise aucune escale ni assistance. Et qui de ce fait, plus que toute autre épreuve, donne encore plus de poids à une évidence : il faut finir pour espérer un quelconque résultat. Arnaud à la vacation de ce matin : Là, on a une mer grosse et croisée. Le ciel est gris foncé et depuis une petite heure, le soleil fait parfois une apparition. La mer est par mon arrière tribord, croisée et assez grosse. J'ai eu un peu plus de 50 nœuds tout à l'heure et là, 35 – 40 noeuds, c'est un peu plus maniable. Je joue la prudence, je suis resté trois ris dans la Grand Voile et je n’ai rien mis devant en attendant que ça passe. Au moment, d'une accalmie, j'ai failli renvoyer et c'est reparti de plus belle. Le pilote gère bien l'histoire, le bateau est équilibré. Là, j'ai mis l'ORC. La mer est particulière car si je devais la suivre, je partirais plein nord. Souvent elle est croisée donc un moment ou un autre, le bateau prend une vague de travers et tu t'en prends plein la figure. J'ai battu mon record du bateau, avec 29,1 nœuds de vitesse. Et en plus, j'étais au téléphone !
Classement de 16h00 : 1. Foncia (Michel Desjoyeaux) 2. Veolia Environnement (Roland Jourdain) à 36,5 milles 3. VM Matériaux (Jean Le Cam) à 99 milles … 13. AKENA Vérandas (Arnaud Boissières) à 1466 milles
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