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Retardé de trois jours, le coup d’envoi de la dixième Transat Jacques Vabre a finalement été donné cet après-midi à 15h sous le cap de la Hève devant la plage du Havre. Sur la ligne, les 35 bateaux engagés ont pris le départ dans 20 nœuds de vent de Sud Est et une mer peu agitée. Ce premier exercice périlleux, synonyme de tension, a parfaitement été négocié par le duo d’AKENA Vérandas. Placés les plus proches du bateau comité, Arnaud Boissières et Gérald Veniard ont franchi la ligne en seconde position juste derrière Groupe Bel qui effectue le meilleur départ. Seul IMOCA sous petit gennaker – la majeure partie de la flotte ayant choisi le gennaker - le monocoque noir et vert s’est rapidement fait dépasser notamment par Virbac Paprec, parti en trombe. Après un bord de portant de 4 milles et une série d’empannages, le tandem d’AKENA Vérandas enroulait la bouée du Général Metzinger en dixième position. Virbac Paprec, skippé par Jean-Pierre Dick menait la danse. Cheminée Poujoulat et Banque Populaire ont rencontré tous deux de petits incidents qui leur ont empêché d’envoyer le gennaker. Contraints de partir sous solent, les deux 60’ fermaient la marche du grupetto d’IMOCA. Désormais en route vers le Costa Rica, c’est un programme copieux, exigeant physiquement et nerveusement qui attend les concurrents de la Jacques Vabre avec des rafales de vent entre 30 et 40 nœuds attendues dès cette nuit à l’Ouest du Cotentin. Interview de Guillaume Le Fur, Boat Captain : "Arnaud et Gérald ont pris un très beau départ dans le trio de tête, proches du bateau comité. AKENA Vérandas est le seul 60’ a être parti sous petit gennaker . Ils ont rapidement été rattrapés notamment par Virbac Paprec qui est parti en trombe. Il y avait environ 20 nœuds de vent avec un bon petit clapot. Au final, tout s’est bien passé. Nous sommes soulagés maintenant les dès sont jetés." Interview de Gérald Veniard, avant le départ : Le début de parcours va être viril avec des rafales à plus de 40 nœuds. C’est vrai que nous partons directement au charbon. La première dépression va être traversée rapidement. Mais je suis confiant, nous avons toute la panoplie de voile pour faire face. Cela ne sert à rien de se poser trop de question et de se faire des nœuds dans le cerveau, il est temps d’y aller maintenant. Nous allons faire beaucoup de manœuvres mais tout sur le même bord. » Interview d’Arnaud avant le départ : « J’ai hâte de sortir de la Manche et de me confronter au premier front pour entrer dans la course océanique. Le départ va être rapide, nous allons être dans le vif du sujet rapidement. C’est une véritable mise en bouche de ce qui nous attend par la suite. La première nuit va être dure avec des rafales à plus de 40 nœuds."
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