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Dans ces conditions, le premier des objectifs est de ramener le bateau à bon port alors que la performance sportive passe au second, voire au troisième plan. La prudence est donc de mise au sujet du matériel mais toutes les audaces sont autorisées en ce qui concerne les trajectoires et la B to B est justement l’occasion de tenter les coups météo les plus osés sans se focaliser sur le classement. Pour Arnaud, qui s’est fait remarquer pendant la Transat Jacques Vabre par ses options volontaristes, cet aspect de la course n’est pas le moins important. « Cali » pourra mettre en pratique les cours théoriques distillés à l’automne par un maitre en la matière : Jean-Yves Bernot. Il faut rappeler que sur la B to B, comme sur le Vendée, le routage est proscrit et les skippers doivent trouver le temps de tracer le meilleur itinéraire, entre le sommeil, les manœuvres et les heures à la barre. Bref, le quotidien d’un navigateur en solitaire avec lequel Arnaud est impatient de renouer puisqu’il a consacré les trois dernières années à l’équipage. La B to B constitue le début d’une période pendant laquelle Arnaud sera souvent seul à bord de son plan Finot. Cette tranche de solitaire s’achèvera dans plus d’un an avec l’arrivée, dans le port d’attache du monocoque, du Vendée Globe. La grande majorité des concurrents de la Transat Jacques Vabre dans la catégorie IMOCA est engagée sur cette B to B, Arnaud va se battre à nouveau avec les Cervin EnR, Aviva et autres Maisonneuve qui l’ont accompagné dans sa descente de l’Atlantique et ne se privera pas de rivaliser avec les bateaux plus récents si l’occasion lui en est donnée. Interview d’Arnaud Boissières : Est-ce que c’est compliqué de repartir après seulement 5 jours d’arrêt ? Moi ça me va bien, il faut dire que je n’avais pas beaucoup de choses à faire sur le bateau. Je suis entre l’excitation du départ et l’euphorie de l’arrivée. Il y aurait eu trois semaines entre les deux courses, on aurait trouvé le temps long. J’espère que tout le monde a eu le temps de faire ses réparations et part en sécurité pour cette traversée de l’Atlantique Je n’ai pas vraiment récupéré de la Transat Jacques Vabre, je suis un peu fatigué mais je ne le sens pas encore. Je pense que je sentirais la fatigue au bout de deux jours de course. Ça rappelle un peu l’ambiance de la mini-transat avec une pause courte entre deux étapes. Quelles conditions t’attends-tu à trouver sur cette transat ? J’espère qu’on aura du vent pour le départ parce qu’en ce moment, il n’y a rien du tout dans la baie. Nous partons dans un flux de Nord Est perturbé ce qui fait que nous allons avoir du près pendant les deux premiers jours avec un clapot court, ce qui signifie que nous allons avoir beaucoup de manœuvres. Ce n’est pas l’allure la plus facile pour ce bateau mais je m’étais préparé à ça. Ensuite, nous devons passer l’équateur au portant avant d’atteindre l’Atlantique Nord où l’on essaiera d’accrocher une dépression pour aller vite à Port La Foret. Pour toi, c’est un retour au solitaire ? Oui, c’est ma première expérience en solitaire sur ce bateau, en plus en course, c’est génial ! Je pense à la qualification bien sûr et psychologiquement, c’est déjà le Vendée Globe. J’ai hâte d’être tout seul sur le bateau et de prendre mes marques. Avec Jean-Yves Bernot (le routeur, ndlr), nous nous sommes toujours dit que cette transat retour serait un super entraînement. C’est quand même sur le parcours de la fin du Vendée Globe, c’est un passage toujours important où se jouent beaucoup de choses. Quand je repasserais par là dans un peu plus d’un an, je pourrais me dire que je suis déjà passé par là. Où en est tu de ta préparation ? J’ai pris plus de frais que sur la Jacques Vabre où je dois bien avouer que j’avais emmené peu de fruits et de légumes. J’ai aussi pris plus de choses pour me faire plaisir. J’ai même emmené deux bières pour le passage de l’équateur, ce sera la première fois que je le fête seul. Il y aura une bière pour moi et une autre pour l’équateur mais elles risquent de ne plus être très fraiches et un peu secouées à ce moment là. Suivre la course sur : http://www.transatbtob.com/ Skippers inscrits : Akena Vérandas - FR : Arnaud Boissières (Groupe Finot 1998) Cervin enR - FR : Y annick Bestaven (Groupe Finot 1996) Aviva - GB : Dee Caffari (Groupe Finot 1998) Brit Air – FR : Armel Le Cléac'h (Groupe Finot 2007) Cheminées Poujoulat - FR : Bernard Stamm (Farr 2003) Ecover - GB : Mike Golding (Owen Clarke 2007) Foncia – FR : Michel Desjoyeaux (Farr 2007) Generali – FR : Yann Eliès (Groupe Finot 2007) Great America III - USA : Rich Wilson (Nivelt 1999) Groupe Bel – FR : Kito de Pavant (VPLP-Verdier 2007) Roxy – FR : Samantha Davies (Groupe Finot 2000) Safran – FR : Marc Guillemot (VPLP-Verdier 2007) Gitana Eighty – FR : Loick Peyron Groupe Maisonneuve – FR : JB Dejeanty Spirit of Canada – CAN : Derek Hatfield
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